jeudi 31 mai 2007

The Vulva Project (V)


Ne commencez pas à crier tout de suite ! Calmez-vous un peu, ayez un peu de sang-froid, que diable !

Oui, le VP existe, Georges l'a rencontré. Mais ne comptez pas sur lui pour vous donner un lien, une adresse, une piste. Rien, vous n'aurez rien. Ce que Georges a vu était trop laid, vraiment trop laid.

N'empêche, le projet, lui, nous semble toujours valable, et plus que valable, diablement intéressant. Je ne sais pas si vous connaissez ce film de Jean Eustache, qui s'appelle je crois "Une Sale Histoire". Ce film est basé sur une histoire vraie, comme on dit. Cette histoire, qu'on peut lire dans un livre de Jean-Luc Hennig, qui s'intitule "Le Voyeur", cette histoire, dis-je, est passionnante. Le film ne fait que mettre en parallèle (et en images) deux narrations de l'histoire. Une réunion d'amis, l'un d'eux raconte. Deux films : dans l'un, les personnages sont réels, dans l'autre, ce sont des comédiens.

Mais revenons à l'histoire. Cet homme raconte qu'il est "voyeur". Oh, je vous vois venir, vous allez me dire que tout le monde est voyeur, que tout le monde est un peu voyeur, plus ou moins voyeur (comme tout le monde est artiste, comme tout le monde est écrivain, comme tout le monde est musicien, comme tout le monde est français, etc). Oui oui oui, je suis bien d'accord (au moins sur la première proposition). Alors entendons-nous sur les mots, pour une fois. Seriez-vous capable, vous, là, par exemple, qui ne dites jamais rien, de vous allonger sur le sol forcément sale des toilettes, au sous-sol, d'un bistrot parisien ? Non, pas un de ces cafés comme il en existe désormais chez les bobos, où les boissons sont hors de prix, les chiottes décorés par des designers à la mode, et parfumés au cèdre. Non, un bistrot comme il en existait encore dans le Paris vivant de mon enfance, un rade avec les chiottes et le téléphone au sous-sol (en cet heureux temps-là, on se cachait plus ou moins pour téléphoner), et les odeurs qui vont avec. Donc, je repose ma question. Seriez-vous capable de vous coller la joue contre le sol, un peu pisseux, pour voir par un trou réalisé dans la porte des toilettes pour dames, de ce troquet ordinaire ? Ah, évidemment, dit comme ça, c'est beaucoup moins fun, n'est-ce pas ? On en fait moins des gorges chaudes dans les dîners en ville, hein !

Un voyeur, un voyeur professionnel pourrait-on dire, c'est ça. Un véritable voyeur ne vit que pour ça, au moins pendant un temps, qui peut durer plusieurs années. Oh, ne prenez pas votre mine allongée et maussade, hein, ne soyez pas stupides, s'il vous plaît. Georges a de l'affection pour les voyeurs, oui, car ils sont les vrais amoureux du réel. Pour voir, il faut être fétichiste, il faut en payer le prix. Voir n'est pas donné à tout le monde.

Mais passons sur le sujet, pourtant passionnant, du voyeur. On y reviendra en temps utile. Non, ce dont Georges voudrait vous parler, c'est du rapport entre le caché et le montré. Pour aller directement au cœur du sujet, il s'agit du rapport entre la vulve et le visage, dont ce voyeur-là, celui de Sale Histoire, avait fait sa grande affaire. Ce court-circuit corporel, cette réduction à l'essentiel, à un certain essentiel, bon, si vous y tenez, l'avait tenu en respect pendant des mois et des mois, la sueur au front.

Il se trouve que tout récemment, Georges a découvert, sur le Net, quelque chose qui se rapproche de cette question fondamentale. Sur un site, on peut voir des photographies, des paires de photographies.
Une vulve, un visage, appartenant à la même personne, bien sûr.

Et, toujours, l'émerveillement, LA QUESTION : ces deux choses sont-elles une seule et même chose ou pas ? Sont-elles du même ordre, appartiennent-elles vraiment au même corps, sont-elles compatibles entre elles, compatibles avec ce même corps, sont-elles en sympathie, ou au contraire antipathiques l'une à l'autre, parlent-elles la même langue, se comprennent-elles, s'aiment-elles vraiment, sont-elles les parties du corps les plus proches de l'âme, ou bien au contraire en sont-elles éloignées autant qu'un schéma l'est de la réalité qu'il représente sommairement ? Tant de questions !

Il semble à Georges que la dialectique (et la rhétorique) est née de cette coexistence problématique, de cette rivalité mimétique, que la lettre n'aurait pas été volée (ni peut-être le feu), que la guerre de Troie n'aurait pas eu lieu, sans ces deux visages alternés, que si nous avons deux mains, deux yeux, deux oreilles, deux jambes, deux narines, c'est pour donner un semblant de réalité à cette dualité toujours esquissée et toujours dérobée (repoussée) que les femmes sont les seules à manifester de façon si merveilleuse.

Les hommes ont un visage et un sexe, les femmes ont deux visages, ou deux sexes, comme vous voulez.

mercredi 30 mai 2007

samedi 26 mai 2007

Le bel aujourd'hui (119)


Aujourd'hui, nous sommes  le 26 mai 2007


Je ne le dirai pas deux fois.

jeudi 24 mai 2007

Appel


Le Professeur Georges a perdu votre numéro de téléphone, Chère Amie. Voudriez-vous le contacter de toute urgence, afin que nous puissions continuer cette intéressante étude sur les mœurs de la Véhesse en milieu camusien ? Votre thèse était brillante, il serait dommage de ne pas aller plus loin.

mercredi 23 mai 2007

Vieille économe

"En plus, elle a même fini mon assiette"


Qu'y a-t-il de plus atroce, Georges vous le demande, que ces femmes qui croient permis, et même, pourquoi pas, bien vu, sympa, de manger dans votre assiette, au restaurant ?

"J'peux goûter ?" est une des phrases (si l'on peut dire) dont la sonorité nous fait tourner de l'œil. C'est un peu l'équivalent, toutes choses égales, des Chants de l'Aube, de Schumann, que jouerait Errol Garner.

lundi 21 mai 2007

Dans les bras des blogueurs, Alleluia !

Comment faire ? Il faudrait tout citer, tout montrer. Les liens, et les liens des liens, les invités, leurs commentaires, et les commentaires des liens aux liens des invités, ou pas. C'est merveilleux ! C'est affreux ! C'est presque parfait, tout y est, ou y sera, ou y a été, dans les marges, entre les lignes, avant et pendant les clics, sous la souris, derrière le tapis, dans l'escalier, ça hurle aux fenêtres, ça bêle aux soupiraux !

Mais, comme la place, et le temps, manquent, je vous livre ce matin LE billet, celui qui résume tous les autres, qui les explique, qui les met en scène, en perspective, qui leur donne sens, et qui clignote de tous ses feux de détresse.



Donc, la question n'est pas "qui suis-je", de quoi je parle, à qui ? Non, toutes ces vieilles questions se résument désormais à une seule : Y suis-je ?

Suis-je dans les liens, comme d'autres ont été sur la Croix, dans la Peine, dans l'Aventure, dans la Joie, dans la Lune, en Elle. Est-ce que par hasard, aujourd'hui, on ne m'oublie pas, est-ce que demain on ne m'aura pas oublié, est-ce que cet après-midi je serai toujours dans leurs liens, dans leurs bras, dans leurs pages ???


La disgrâce n'est plus d'être laid, idiot, unijambiste, défiguré, abandonné de celle qu'on aime, de "sans amour s’en aller sur la mer" ! Non, la disgrâce est de ne pas être dans les liens. Il faudrait être bien sourd pour ne pas entendre dans ce cri d'alarme la vérité d'un monde hyper-textué, et hypo-sexué. La nouvelle religion ? Le bondage textuel.

dimanche 20 mai 2007

Parole perdue

Les saxifrages parlent aux saxifrages.

Message personnel n°5

La postière s'ennuie.

Mère-grand s'inquiète pour le perroquet.

Je répète : Mère-grand s'inquiète pour le perroquet.

Sébastopol est sur le point de mettre ses mocassins.

Message personnel n°4

Les Andalouses passent le col en jupettes.

Hitchcock joue du tambour avec les dents.

Le temps sera bientôt révolu.

Nono aime Diotima.


samedi 19 mai 2007

Message personnel n°3

Landru n'a pas dit son dernier mot. Il s'est mis à la trompette. Il porte un crâne à son auriculaire. La bourdon à plumes est à cheval sur l'horaire. Je ne répéterai pas. (Utilisez la syntaxe habituelle.)

Message personnel n°2

Les fées sont d'exquises danseuses.

Je répète : les fées sont d'exquises danseuses.

Musset attend au jardin. Il cueille du jasmin.

Observez les planètes avec lui, c'est un excellent astronome.

Message personnel n°1

Oui, Sébastopol est bien arrivé en montgolfière.

Je répète : Sébastopol est bien arrivé en montgolfière.


Prière de bien attacher le perroquet à la trompette.


Colis suit par la voie habituelle.

vendredi 18 mai 2007

Raser les églises, gnin-gnin-gnin…

Image de la "déconstruction"

"Re: Du passé, faisons table rase
Auteur: Didier Goux
Date: 05-18-07 15:47

Pour sauver les églises, il y a encore une solution, il me semble : que ceux qui pleurnichent aillent plutôt les remplir chaque dimanche (et c'est un athée qui parle).

Et arrêtons le folklore - l'angélus dans nos campagnes - nos pères et nous-mêmes - gnin-gnin-gnin.

Les 85 % d'internazutes soi-disant "choqués" n'ont qu'à retourner à la messe - mais, ça, c'est pas demain la veille."



Consternant ! On nous dira que nous en avons de bonnes d'être surpris, etc. Non, Georges n'est pas surpris de lire ce tissu d'inepties, en effet.

Il y fallait bien les internazutes (à 85%), en effet, pour se voir confier la tâche surhumaine d'aller "remplir" les églises. Georges, qui est, lui, internaZUTe à 147% (dans ses jours sans), ne veut pas, figurez-vous, Didier Goux, aller "remplir les églises". Non, il ne veut pas, il ne peut pas, il a même en sainte horreur, c'est bien le cas de le dire, les églises d'aujourd'hui, enfin, si l'on peut encore les nommer ainsi, et ne parlons même pas de la liturgie qui s'y affiche, avec guitares et franche camaraderie.
Et pourtant, Mon Dieu que la vie est compliquée !, ce même Georges, voyez-vous, Didier du bon Goux, est un amoureux des églises, et de l'Église, et de la liturgie catholique, quand il arrive, de plus en plus rarement cela va de soi, qu'elle soit rendue à elle-même et à notre amour de la beauté. Vous appelez ça "folklore", libre à vous. Et l'angélus dans les campagnes, malgré votre mépris un peu ridicule, est pour lui une des plus belles choses qui soient (étaient), dans notre beau pays.

Vous vous résignez à la destruction de 2800 églises catholiques (rien que ça !), c'est votre droit, et vous en rendez responsables, les catholiques grincheux qui ne les remplissent pas avec la bonne volonté et la foi du charbonnier aveugle. Ah, que les athées sont donc intelligents, cohérents, malins, conséquents, logiques, perspicaces. Du haut de leur athéisme, ils voient bien, eux, les mesquines querelles qui agitent les chrétiens, qui les empêchent d'avoir de belles églises pleines, pleines et fonctionnelles, pleines et accueillantes, pleines et conviviales, ils comprennent tout à fait que tout cela manque de rationnalité, de sens pratique, et que ces catholiques esthètes et jamais contents sont les vrais responsables de ces démolitions annoncées.

"Une église rurale sur 5 sera détruite en France, soit 2800

2800 clochers abattus...
Les églises se vident, elles sont trop grandes pour le nombre de fidèles.
Leur entretien coûte trop cher.
Les mairies sont contraintes de les raser...
Et tout le monde s'incline devant ces décisions, clercs et politiques.
Terrible abandon et affreuse désertion.
Pour se débarrasser d'un bâtiment, il suffit de le laisser pourrir 20 ans, de l'entourer ensuite de bandes rouges pour signifier son danger puis de faire établir un arrêté de péril. La démolition n'est alors plus une honte. Elle est même conseillée."

Didier Goux Du Bon Sens lit cela, et Didier Goux Du Bon Sens fait : "Gnin-gnin-gnin". Le bon sens des athées de type DG est un bon sens incroyablement économe, incroyablement clairvoyant. Il sait, ce bon sens, ramasser en une formule simple, claire, sonnante et sympa, tellement de vérités à la fois, qu'il en donne le tournis, et qu'il fait honte à nos pauvres catholiques embarrassés de leurs pauvre sentiment liturgique et esthétique, de leurs pauvres querelles pauvrement d'arrière-garde, et de leur pauvre sentiment d'appartenir à une pauvre minorité entre les minorités. Ah, c'est une belle leçon de modernité que nous donne M. Didier Goux, du haut de son athéisme charitable. Il nous veut du bien, M. Didier Goux, et il ne comprend pas, non, vraiment, que nous n'utilisions pas la seule arme à notre portée.
Évidemment, en bon rationnaliste et hyper-démocrate moderne, il sait, ce bon M. Goux, qu'il va nous falloir, en contrepartie, déposer quelques unes des reliques de notre folklore à la déchetterie. L'angélus en fait partie, qui peut-être lui fait penser qu'il n'y a pas de raison, que si nous voulons l'angélus il faut supporter l'adhan, lancé cinq fois par jour depuis les minarets par des müezzin remontés comme des pendules. Et lui, l'athée clairvoyant, que voulez-vous, il ne veut pas de conflit, il n'aime que la paix des ménages, et la tolérance est son credo, qui lui fait préférer rien du tout, et la France défigurée, à une rixe de braillards, fussent-ils des cloches !

Raser les églises, oh, il ne faut pas non plus en faire une maladie, après tout, ça fera des sous pour le logement social. Tout change, que voulez-vous, même le paysage, c'est comme ça…

Gnin-gnin-gnin ou Alleluia, on voit pas trop la différence, et puis ce n'est qu'une question d'habitude, hein, c'est comme tout, quoi ! Regardez les jeunes filles, par exemple : elles se rasent bien, elles ! C'est pas ça qui détruit la couche d'ozone !

mercredi 16 mai 2007

La fin des grandes oreilles


Mais quelle est élégante, cette éléphante ! Comment je sais que c'est une demoiselle ? À ses oreilles, bien sûr !

Les oreilles des éléphants me font penser aux lèvres du sexe des femmes, à celles que j'aime.

Mais ces lèvres-là sont en train de disparaître, ou d'apparaître en plein (ce qui revient au même), brûlées de trop de lumière, et sorties de la brousse merveilleuse qui leur faisait écrin. La mode terrible et pitoyable de l'épilation est à l'érotisme ce que la déforestation est à l'Amazonie.

C'est une éléphante défunte que je vous montre aujourd'hui. Et si je le pouvais, je danserais avec elle une pavane, dans la savane.

lundi 14 mai 2007

La fin des asperges


On ne voulait pas vous l'annoncer trop brutalement, mais enfin, il faut bien faire son travail, n'est-ce pas ? Dans ces cas-là, Georges ne se défile pas.


Oh, bien sûr, comme d'habitude dans ce genre de catastrophes, on ne s'en rendra pas compte immédiatement, cela se fera insidieusement, presque sans bruit ; les journaux n'en feront pas leurs gros titres, on parlera d'autre chose au café du coin — les Français sont pudiques —, on continuera à faire son loto du mercredi, on ira voir le blog de Raphaële, et celui de Sabrina. Claire Chazal mettra ses plus beaux tailleurs, Cynthia nous fera un aligot royal et Pseu portera enfin son costume Cerruti.

Mais, disons-le tout net, le cœur n'y est plus. Certains commencent à en congeler quelques unes — geste dérisoire et désespéré —, d'autres se mettent enfin à écrire la poésie qu'ils avaient en tête depuis leur tendre jeunesse, quelques têtes brûlées partent à l'étranger, achètent des terrains, à prix d'or. On raconte même que quelques inconsolables se sont mis au free jazz, passé soixante ans !


Mais ne tombons pas dans un pathos de mauvais aloi. Georges vous informe, c'est l'essentiel.

dimanche 13 mai 2007

Chaque jour, se remettre en question !


Comme nous le disions naguère, la vie est une perpétuelle remise en question, une fatigante et inlassable remise en question ! (Qui sait, un jour, peut-être, s'apercevra-t-on que le salvador pacamara ne valait pas un bon moka yrgasheffe ? Ce jour-là, tout sera à reconstruire.)

Notre confrère François Matton lui-même vient d'en faire la cruelle expérience. Nous lui adressons bien sûr l'expression sincère de notre sympathie.

samedi 12 mai 2007

Un peu d'érotisme


Une fois n'est pas coutume.

Georges, revenant de sa partie de tennis hebdomadaire, a eu une idée : "Et si j'offrais un peu d'érotisme à mes lecteurs ?", s'est-il demandé.

Aussitôt dit, aussitôt fait.

Ça c'est un homme !

On nous fait des reproches.



Bien sûr que Georges n'est pas parfait ; même Pseu ne prétend pas le contraire. Donc, pour une fois, nous vous renvoyons à Albert, qui, lui, est un homme, un vrai.

vendredi 11 mai 2007

Autre drapeau


"Quand j'entends Hymnen, de Stockhausen, j'ai envie d'envahir la P…"

Plus que difficile

"Stael a dit…

En musique je suis plus que difficile, Webern est l'unique à passer le XVIIIème... très grand privilège chez moi, déjà Beethoven et le dernier Haydn m'exaspèrent... Quelques pages de Malher... Mais bon, vite les XVII et XVIIIème siècles Bach, Mozart..."

En musique je suis plus que difficile, nous dit ce bon M. Stael… Plus que con, à mon avis, serait parfaitement exact.

La pose de ces gens qui se croient autorisés, et encouragés, sans doute, par la prétention insurpassable de la blogosphère, à mettre en avant leur petit goût, qui, bien sûr, est tout à fait original (sans quoi il ne serait pas intéressant, selon eux) est à proprement parler vomitive.

Tenez-vous, bien, mes pauvres amis, c'est par la grâce d'un extraordinaire privilège qu'Anton von Webern est admis dans le salon de musique de notre grandiose "M. Stael". "Le dernier Haydn", qu'il aille se rhabiller ! Beethoven ? Mais vous n'y pensez pas, tout de même ! Quelle vulgarité ! Ne parlons même pas de Mendelssohn, de Schubert, Schumann, Chopin, Bruckner, Strauss, Fauré, Debussy, Ravel, Chausson, Granados, Albeniz, Prokofief, Stravinski, Bartok, Schoenberg, je vous prie, vous le fâcheriez !

Avouez tout de même que c'est classe, de décréter comme ça qu'on saute de Mozart à Webern (en passant par "quelques pages de Malher (sic)", j'adore les quelques pages de Mahler !), et qu'on met tout le reste à la poubelle, non ? Ça me fait penser à Philippe Sollers pour qui tout le XIXe est à jeter, et à Gould, bien sûr, Gould le menteur. Ça me fait penser aussi à VS la poseuse, mais évidemment, là, on tombe de vingt étages…


M'sieur Anton, dites merci, siouplaît !

jeudi 10 mai 2007

Georges est beau



Il fallait bien que quelqu'un le dise !

Et d'ailleurs, tant que j'y suis, je vous annonce que Georges est contre le cunul des mantras. Et ce, depuis longtemps !

Georges danse



Le 10 mai


8h


10h05

mercredi 9 mai 2007

Bonne nuit les petits



Georges, un portrait récent


Je faisais la poussière dans les boîtes de Georges*, tout à l'heure, quand je suis tombé sur ce portrait, que je trouve très fidèle à l'original.

Pseu


(*) Nous reparlerons bientôt des "boîtes de Georges".

vendredi 4 mai 2007

Y a-t-il besoin d'une raison

pour aimer ?



Je ne crois pas.

jeudi 3 mai 2007

Au miroir du globeur. Albert ou la reconversion

Mon Cher confrère Albert vient d'ouvrir boutique. Je vous le recommande.

Et pour le saluer, notons ici les inquiétudes d'une partie essentielle du Globe, la Ségosphère :

"Ségosphère", extrait : Soumis par FAMAS le 3 Mai, 2007 - 08:44

Salut les gens

un détail me chagrine.

Si Mme Royal n'est pas élue, qu'adviendra t-il de cette place ?

La ségosphère à été mise en place pour la soutenir le temps de sa campagne présidentielle : si ça marche, ça continuera mais sinon ?

Comment allez vous vous reconvertir ?"

"Aimez-vous les uns les autres !"

Aujourd'hui, je n'aimerais pas être à la place de ceux qui ont l'intention de voter pour Ségolène Royal. Après l'avoir vue si misérable dans ce débat télévisé, quel malaise terrible cela doit être de continuer à penser que c'est à elle qu'il faut donner sa voix.

Elle a le formidable culot de Mitterand, son maître en politique, et la voix est si fausse, si mal posée, si étrangement "ailleurs", qu'on se demande vraiment comment des gens sensés peuvent y croire une seconde, comment ils ne sont pas immédiatement glacés d'effroi en la regardant sur leur écran de télévision. Mais je ne vais pas développer, d'autres l'ont fait mieux que moi.

Tout de même, Georges est encore une fois étonné. Quelqu'un, en 2007, est capable de déclarer au peuple de France : « Aimez-vous les uns les autres ! », rien que ça, et cela ne sème pas immédiatement la consternation, ou la panique, cela ne provoque pas un formidable déchaînement de rires emportant tout, cela n'éteint pas instantanément et pour longtemps la grosse bougie socialiste ???

Curieux, ça ! Les modernes sont vraiment étonnants.

Cette brune est en béton.

mercredi 2 mai 2007

La Blonde dans le béton

Le conformisme apathique des blogueurs est quelque chose de stupéfiant ! Vous leur dites (par exemple) : "Calme après-midi", et, bien sûr, pas un ne réagit, alors que vous leur mettez sous les yeux la preuve manifeste d'un événement colossal, proprement inouï, unique dans les annales de l'événementiel caractérisé.

Mais non, peine perdue, chacun vaque à ses petites affaires, s'apprête à aller voter dimanche, à acheter du boudin aux oignons, à passer vite fait au peep-show avant de rentrer à la maison, celle-ci entame une énième discussion politique sur le forum de l'In-nocence, celui-ci malaxe nerveusement son portable, dans la poche de sa veste, dans un métro bondé, un autre se fait masser le dos par une rousse opulente et nacrée qui sent fort, Untel frotte sa baignoire en écoutant le 14e quatuor d'Éloïse Laglandie, et ce dernier vide le pot de chambre de la nuit, sans penser à mal.

Voulez-vous que je vous dise ? Tout cela m'étonne !

Calme après-midi


Rien à ajouter, pour ma part.

La méprise


Un sein peut en cacher un autre.

Dimanche, ne vous trompez pas !

mardi 1 mai 2007

Élégances (2)

« Il y a peu, j'ai eu de gros doutes sur la position du "h" de "rédhibitoire". » (X, du forum du PI)

On vous donne l'information telle qu'elle nous parvient, il faut utiliser le conditionnel de précaution, bien sûr !


Mais "Georges et son Pseu", c'est ça :
l'info brute, et précoce, même quand elle ne fait pas plaisir !

Élégances

Le premier jour du mois de mai est traditionnellement en France un jour de montre politique. Nos amis du Parti de l'In-nocence ne se font pas prier, comme on peut le voir sur cet extrait du reportage de Pseu. En tête, bien sûr, les véhessettes, qu'on reconnaît facilement à leur porte-voix et à leurs sacs en plastique.

Georges est favorable à l'arbitrage vidéo


Comme ce ralenti le montre de manière indiscutable, elles ont triché.

1er mai, 1er moi

Georges avait eu l'idée de tout remettre (enfin, tout ce qu'il en restait), de son ancien blog, et de sipprumer des mots selon un rythme atéaloire. Devant le tiasco fotal de l'opération, je l'ai percuadé d'être beaucoup plus radisal, s'il voulait arrondir un peu ses fins de moi.

Voici donc tout ce qu'il en reste :