
Ça va. Ils sont toujours là.
Plutôt mort que sympa !

"Tout ce qu'on en dit ne me donne pas du tout envie de l'acheter, mais il le faudrait si je veux écrire une note incendiaire à ce sujet en connaissance de cause."
Ne vous gênez surtout pas, c’est copy-left. Vous pouvez même mettre un lien sur mon blog, à moins que vous préfériez attendre la fameuse note incendiaire, ce qui me forcerait à l’écrire et donc à me procurer ce fameux bouquin.

Une jeune femme rencontrée au RPR de la rue Lauriston, accompagnée ensuite chez les jeunes de Saint-Pierre de Chaillot, uniquement pour me trouver une donzelle à troncher. J’étais terriblement amoureux d’une femme délicieusement masculine, de très bonne famille, qui épousa finalement un garçon aussi insipide que possible, mais qui avait la particularité de porter une particule et une fortune à venir conséquente. Evidemment, dans ces conditions, je ne pouvais pas lutter. L’autre, journaliste, souffrait d’une insuffisance rénale. Elle fut finalement opérée. J’espère qu’elle va bien. Qu’elle sache que dans mon rêve, elle adorait mon cunnilingus, chose pour laquelle j’ai quelques dons.

Le catho, voilà l'ennemi !
Téléfilm édifiant, hier soir, sur France 2. Le jeune Damien, catholique, aime la jeune Yasmine, musulmane. La famille de Yasmine est sans défaut : père médecin tout dévoué à ses malades, mère cultivée et raffinée, l'ensemble baignant dans la tolérance et l'ouverture d'esprit. En face, hélas, Damien est affligé d'un père croyant, professeur de français, très engagé dans l'aumônerie locale, psychorigide sectaire et borné aux tendances néo-colonialistes sous-jacentes. Celui-ci refuse évidemment la liaison de son fils avec Yasmine et fera tout pour y mettre fin, malgré les conseils du père Louis Page, le curé progressiste héros de cette série, qui tente de lui expliquer que "l'Islam est une religion d'amour et de paix" (il suffit de jeter un oeil sur une carte des conflits géopolitiques et du terrorisme dans le monde pour s'en convaincre). Bien entendu, l'amour triomphera du méchant "réac", qui finira abandonné par sa femme et bien puni de son intransigeance...
Imaginez une seconde, une seule seconde, que le scénario ait été inversé, que l'on nous ait montré une famille musulmane intégriste et fanatique interdisant par la force à leur fille de fréquenter un jeune blanc catholique issu d'un milieu ouvert et tolérant. Bien sûr, les bonnes âmes auraient hurlé au "racisme" et à l'"islamophobie", mais, honnêtement, lequel des deux scénarii aurait-il été le plus proche de la réalité vécue quotidiennement "dans les quartiers", comme dirait Mme Amara ? Seulement, voilà, pour certains, l'ennemi, c'est le catho, quitte à le caricaturer pour mieux le discréditer.
Le même esprit (si l'on ose dire) se retrouve dans l'article consacré, dans Le Monde daté d'hier, à la béatification par le pape Benoît XVI, dimanche prochain, de 498 religieux martyrs de la guerre civile espagnole. Sous un titre déjà accusateur, "Espagne : le pape et son lugubre cortège", Henri Tincq se livre à un curieux exercice. D'un côté il reconnait l'ampleur des massacres subis par l'Eglise espagnole durant les années trente : 6000 prêtres et religieux, dont 13 évêques, massacrés en zone "républicaine", neuf diocèses ayant perdu de 50% à 88% de leur clergé ; il avoue même que les républicains sont responsables de 85.000 exécutions, contre 40.000 attribuées aux nationalistes, et que "la seule appartenance au clergé était justiciable d'une exécution sommaire". Pourtant, alors que le gouvernement socialiste prépare une loi réhabilitant les morts républicains et les victimes du franquisme, Henri Tincq condamne l'initiative du Vatican, qui "prend le risque de réveiller les démons de la guerre civile" et "ressemble à une provocation". En bref, la gauche marxiste a droit au "devoir de mémoire" et au respect, alors que le droite catholique n'a que celui de se taire et d'oublier ses morts.
Pourquoi une telle discrimination ? Parce que "jamais la hiérarchie catholique n'a fait le moindre acte de repentance" après avoir soutenu le régime du général Franco, ce qui rendrait ces béatifications "inopportunes" et "discriminatoires". Ce raisonnement appelle deux remarques :
- Une partie des martyrs béatifiés dimanche prochain a été massacrée entre février 1936, date de la victoire électorale du Front Populaire espagnol, et juillet de la même année, date du soulèvement militaire nationaliste, et certains autres dès octobre 1934, lors de l'insurrection révolutionnaire qui dévasta les Asturies ; ils ne peuvent être taxés de sympathie envers un franquisme qui n'existait pas encore ! Ils ont donc bien été exécutés pour des raisons religieuses, et non politiques.
- Comment en vouloir au clergé ibérique d'avoir, au moins au début, soutenu ceux qui se proclamaient "catholiques et nationalistes", comme le fit le général franquiste Moscado à Saint-Jacques-de-Compostelle, face à ceux qui les exterminaient et dévastaient les édifices religieux ? Ceci n'empêchera d'ailleurs pas l'Eglise espagnole, ultérieurement, de jouer un grand rôle dans le retour du pays à la démocratie.
Face au communisme hier, face à l'Islam aujourd'hui, les catholiques n'auraient donc plus qu'une issue : faire encore et toujours repentance d'être ce qu'ils sont. Rien que pour cela, l'initiative de Benoît XVI, poursuivant l'oeuvre entreprise par Jean-Paul II, mérite d'être saluée. « N'ayez pas peur ! »

(…) proposé à J.L.G. après l'échec de la proposition que lui avait faite Bourdieu de créer pour lui une chaire de Cinéma au Collège de France. Je lui avais proposé de reprendre l'idée sur Internet. Il m'avait envoyé un fax une semaine après en disant: « C'est quoi Internet ? ».
Ces stars du show-biz, ces milliardaires de la jet-set, vivent hors sol. Ils ont perdu, s'ils l'ont jamais eu, tout enracinement dans la glèbe humaine, ils ne sont plus de la même pâte que le reste du genre humain. Ils ont perdu toute boussole "anthropique" et ne réagissent plus aux dangers que l'instinct de survie fait pressentir à l'humanité normale, quelle qu'elle soit où qu'elle soit, et contre lesquels le sens commun, fruit d'une mémoire collective nourrie, depuis la nuit des temps, des mêmes millions d'expériences, réussies ou ratées, transmises de générations en générations, commande de se défendre ; une mémoire collective qui s'exprime par ce qu'on appelle des lieux, dits, justement, "communs" (aide-toi, le ciel t'aidera ; charité bien ordonnée commence par soi-même ; exige de l'étranger qu'il se comporte en hôte respecteux, etc. etc. ). La seule perspective qui inquiète ces gens-là est de ne plus figurer en haut des affiches, de ne plus être invités à la télé ou de voir baisser leurs actions en bourse. Pour le reste, leurs engouements, leurs transports, leurs "combats" ne relèvent que du hasard, de la mode, du caprice ou de la compassion facile et futile. Pour parler familèrement : ils se la jouent et cela d'autant plus facilement que le faux-semblant, la simagrée, est leur pain quotidien, surtout pour les acteurs. Le "paraître" avantageux est leur seule boussole. Ce ne serait pas grave s'ils n'avaient usurpé un magistère tout puissant et s'ils ne prétendaient, par folle vanité narcissique, faire pression sur les humains "normaux" POUR QU'ILS LEUR RESSEMBLENT.


Vous partez du constat qu'il existe une nouvelle langue française qui escamote le réel. Mais la langue peut-elle jamais atteindre le réel ? Ne peut-elle le toucher que comme étant déjà une interprétation ? Est-ce que, par exemple, une langue qui correspond à une politique dont le but est la modification du réel, doit forcément tomber dans le piège de cette infantilisation généralisée qui nous fait détourner les yeux du monde et prendre les moulins à vent pour des ogres et les outres de vins percées pour une armée blessée ?
Le phénomène est universel : partout où l’idéologie marxiste léniniste sévit ou a sévi, elle place ou elle a placé sous sa coupe la langue ; elle l’a canalisée ; elle l’a châtrée ; elle l’a amputée ; elle y a interdit de dire quoi que ce soit de vrai ; elle a institué le mensonge en vérité officielle. Mon sentiment est que la France et la langue française n’ont pas échappé, du moins dans certains secteurs ou domaines (les sciences sociales, les media, le journalisme, les militants, les associations lucratives sans but, l’idéologie officielle de l’Etat nouveau, etc.) à ce grand laminage ou usinage.
De 1960 à 1980, le pouvoir d’achat du salaire ouvrier moyen a augmenté de 60%. De 1981 à 2002, il a stagné. (…)


On méprise la méthode, ou on l'exalte. Bien des écrivains regardent les règles comme les entraves du génie. D'autres les croient d'un grand secours, mais ils les choisissent si mal, et les multiplient si fort, qu'ils les rendent inutiles ou même nuisibles. Tous ont également tort : ceux-là de blâmer la méthode, parce qu'ils n'en connoissent pas de bonne ; ceux-ci de la croire nécessaire quand ils n'en connoissent que de fort défectueuse.

Un cannibale présumé arrêté à Mexico, des restes de sa fiancée dans le frigo
MEXICO - Un cannibale présumé a été arrêté à Mexico par des policiers qui ont découvert des pans du corps mutilé de sa fiancée Alejandra Galeana dans son réfrigérateur et dans un placard de son appartement, a dit vendredi à l'AFP un fonctionnaire du parquet.
Quand les policiers sont entrés dans l'appartement de José Luis Calva Zepeda, 40 ans, qui se présente comme écrivain, poète et dramaturge, "ils ont trouvé de la viande dans une poêle sur la gazinière et des résidus de viande dans une assiette posée sur la table de la salle à manger" et une photo au mur de l'acteur Anthony Hopkins en Hanibal Lecter (le cannibale du film Le Silence des agneaux, ndlr).
Pour la presse mexicaine, il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un cannibale et l'a déjà baptisé "le poète cannibale". La police est plus prudente et attend d'avoir la preuve scientifique de l'anthropophagie du meurtrier de la jeune femme de 30 ans, souligne un porte-parole du parquet de Mexico, Marcos Hernandez.
Une jambe droite et un bras droit désossé se trouvaient dans le réfrigérateur, et des os placés dans une boîte de céréales jetée dans la poubelle. Le reste du corps mutilé était dans un placard, précise Marcos Hernandez.
"Le ministère public le lie pour le moment à deux autres homicides", a-t-il ajouté.
Deux autres femmes mutilées découvertes en 2004 et en avril 2007 pourraient également avoir été tuées par José Luis Calva Zepeda, selon le parquet. La première a été retrouvée dans la banlieue de Mexico, à Chimalhuacan. Sa mère a affirmé à la police que sa fille avait eu une liaison de deux mois avec José Luis Calva Zepeda. La deuxième est une prostituée non identifiée tuée dans le centre de Mexico.
Les deux femmes identifiées se ressemblaient, avaient le même âge, étaient mères célibataires et travaillaient dans une pharmacie, d'après la justice.
Calva Zepeda est actuellement hospitalisé car il a sauté par le balcon de son appartement pour s'enfuir lorsque les policiers ont perquisitionné son domicile, dans un quartier populaire du centre de Mexico.
Selon le quotidien Cronica, un roman non achevé "Instincts cannibales" et une vidéo snuff (mettant en scène des meurtres) ont été découverts dans son appartement.
José Luis Calva Zepeda a été placé en détention préventive pendant 30 jours, le temps que les analyses déterminent s'il s'agissait bien de viande humaine dans la poêle et dans l'assiette et si le suspect en avait consommé.
(©AFP / 12 octobre 2007 19h03)
"Il a posé sur son petit bureau ses petites armes de petit flic de la pensée. Il a tiré, dans Le Monde du 29 septembre. Mollement. "Réactionnaire", dit-il ; et puis, "il parle comme Le Pen" ; et puis encore "il a peur, Zemmour". La routine. Dominique Sopo n'est pas très inventif. Pauvre Sopo, présidence de SOS-Racisme, ça eût payé. Jadis entre Coluche et Simone Signoret ; désormais médiocre collecteur de subventions, et gendarme sifflant les "dérapages sur l'immigration". Gendarme de Saint-Tropez.
Même pas peur ! Les temps changent. Il s'en plaint. Comme un vulgaire réactionnaire. Mais un réactionnaire préfère les chansons d'Aznavour et Brel à celles de Joey Starr ou Cali. Les rentrées littéraires avec Aragon, Mauriac, ou Jacques Laurent, plutôt qu'avec Christine Angot ou Amélie Nothomb. Déteste l'architecture de l'après-guerre. Donnerait trente années de FIAC pour un seul tableau de Vermeer. Ne croit pas que "le niveau monte à l'école". N'associe pas spontanément le "langage caillera" à Rimbaud. Ne s'extasie pas devant les familles recomposées. A la nostalgie du temps où la France était "la grande nation". Bref, un réactionnaire est un homme sans goût ni raison qui mérite les camps de rééducation. Un criminel.
On peut le rassurer, Sopo en est loin. Sa pensée est simple, voire tautologique : ce sera mieux demain. Pourquoi ? Parce que ce sera demain. Sopo est un progressiste. On allait dire à l'ancienne. Mais on ne voudrait pas le vexer. Sopo ne s'est pas aperçu que la religion du progrès était morte dans les tranchées de 1914. Il n'a qu'un siècle de retard. Sopo ne sait pas qu'on a lu Pierre-André Taguieff ; on a bien compris que le progressisme antiraciste n'était que le successeur du communisme, avec les mêmes méthodes totalitaires mises au point par le Komintern dans les années 1930. "Tout anticommuniste est un chien", disait Sartre. Tout adversaire de l'antiracisme est pire qu'un chien. En tout cas, dit Sopo, ne devrait pas être invité à la télé. La télé, c'est important pour Sopo. C'est vrai, on ne l'y voit pas assez. Amis producteurs, faites quelque chose !
Pendant vingt ans, l'antiracisme, Sopo le reconnaît lui-même, a régné en maître sur nos esprits. Alors, faisons son bilan. Le multiculturalisme qui remplace l'assimilation ; l'ethnicisation des questions sociales plutôt que la lutte des classes ; la déconstruction du roman national remplacé par la concurrence victimaire ; la haine institutionnalisée de la France autour de la figure totémique de Dupont Lajoie.
IDIOTS UTILES DU CAPITALISME
L'antiracisme fut le rideau de fumée qui occulta la soumission socialiste aux forces libérales. Les antiracistes ont avec la finance internationale un point commun essentiel : le refus des frontières. Avec les progressistes de tout poil, ils ont détruit les derniers obstacles à la toute-puissance du marché : famille traditionnelle, nation, Etat. Les premiers servent les intérêts de la seconde. Idiots utiles du capitalisme.
Osons donc ce que Sopo interdit ; réintroduisons le réel dans le débat récent autour de l'immigration. Selon le ministère des affaires étrangères, 30 % à 80 % des actes d'état civil sont frauduleux en Afrique. Les mariages entre Français et étrangers représentent désormais près de 30 % des mariages transcrits dans notre état civil ; la moitié de ces 90 700 mariages ont été célébrés à l'étranger en 2005 ; la progression en dix ans des mariages de Français au Maghreb et en Turquie a explosé de 731 %. En 1994, ils étaient 1 129 ressortissants algériens à épouser un Français. En 2005, ils sont 12 457. Onze fois plus. L'amour, bien sûr Sopo !
En vérité, c'est l'échec de l'intégration qui nourrit l'immigration d'aujourd'hui. Dans les cours de récréation de nos écoles, les enfants se regroupent par clans ethniques qui s'ignorent ou se détestent : "Les rebeus, les reunois, les feujs, les noichs ou les caifrans". Et l'insulte suprême est : "Sale Français !" Les enfants juifs sont interdits d'école publique dans nombre de banlieues et sont contraints de se replier sur les écoles confessionnelles. Les bandes ethniques s'affrontent à la gare du Nord. Lors de la présidentielle, on a vu à l'oeuvre un terrifiant vote ethnique, comme l'a justement noté Jérôme Jaffré (Le Monde du 8 juin) : 94 % des électeurs qui se disent musulmans ont voté Ségolène Royal ; 77 % de ceux qui se disent catholiques pratiquants ont voté Nicolas Sarkozy.
Mais tout cela n'existe pas. Vous avez rêvé, braves gens. Tout va très bien, Madame la Marquise. C'est Dominique Sopo qui vous le chante. En lisant Sopo, j'ai compris que je n'étais qu'un prétexte. Sopo en veut au peuple français d'avoir voté pour des "députés extrémistes" (il parle d'élus UMP, pas de chemises brunes). Et aussi sans doute, un président extrémiste. Il reproche surtout aux "compagnons de route antiracistes" de rester silencieux. C'est triste de se retrouver seul. Mais peut-être les compagnons de route sont-ils sidérés par cette réalité que je décrivais à gros traits. Naïveté stupide de réactionnaire borné."
Je n'ai pas l'habitude de signer des pétitions dans tous les sens. Je réfléchis généralement à deux fois pour connaître les auteurs, le pourquoi, le comment. Mais là, je signe la pétition lancée par SOS Racisme et Charlie Hebdo, car il me semble que l'enjeu est trop important.
La politique anti-étrangers mené par ce nouveau gouvernement ne me dit rien du tout. Je n'ai pas envie de voir l'Europe transformée en forteresse de vieux croûtons à la retraite qui ont peur du noir. Je ne veux pas que les gens qui nous dirigent décident de qui sont les ya-bon-bwana et qui n'est pas ya-bon-bwana. Les tests ADN ne sont qu'une petite partie de l'iceberg de cette politique du n'importe quoi. Il faut absolument ouvrir ces frontières de merde. C'est dépassé tout ça. Les capitaux se baladent partout dans le monde, laes grandes banques appartiennent à des étrangers, la Côte d'Azur appartient aux étrangers, l'avenue George V appartient à des étrangers. Alors, c'est quoi cette mascarade ?
Je sais que mon nom sur une pétition n'est pas grand chose, mais tout de même, il y a Isabelle Adjani dans la liste, assez loin de moi, mais tout de même ! Si on avait fermé les frontières, Isabelle n'aurait jamais pu entrer en France, tout comme la belge Annie Cordy. Vous imagineriez une France sans Annie Cordy ? Non, non, ce n'est pas possible. Laissons leur chance aux Annie Cordy en herbe, malgaches ou vietnâmiennes, on ne sait jamais ce qu'elles nous réserveront plus tard. Elles paieront nos retraites en attendant.
Il fallait s'en douter : la Nuit Blanche à Paris hier s'est déroulée dans un joyeux bordel. Les rues étaient noires de monde, un mélange détonnant de curieux visitant les sites investis par les artistes et de supporters de rugby bourrés comme des coings. Plus personne ne savait qui était qui. Les gens hurlaient la victoire de la France (rien à foutre personnellement) tandis que d'autres se pressaient en files désordonnées pour entrer dans les lieux indiqués par les guides. Là-dessus, il fallait compter avec les bagnoles, des milliers de bagnoles venues des quatre coins de la banlieue (les banlieusards ont leu bagnole vissée au cul en permanence, signe de réussite sociale et symbole de liberté absolue) avec musique à fond et drapeaux bleu-blanc-rouge aux fenêtres. Se faufiler à vélo entre tout ce beau kapharnaüm n'était pas une mince affaire, le pire lieu étant sans doute la rue des Francs-Bourgeois, noire de passants, de vélos, de scooters, de rollers, de voitures... Résultat, nous n'avons presque rien vu, presque rien visité. A cause de ce téléscopage des dates, celle de la Nuit Blanche et celle du match de rugby, Paris s'est transformé en fin du monde ! C'était à la fois hallucinant et insupportable.C'est pas beau, la néo-langue du Bien ?


Quelqu'un peut-il me dire ce qui se passe sur mon blog ?

— Croyez-vous à l'au-delà ?
— Non, mais ça me ferait une bonne surprise !
Une chose assez amusante est d'aller traîner sur le blog de l'éditeur Léo Scheer, où nagent dans un bouillon assez maigrelet de tristes zonards qui essaient désespérément d'attirer son attention. (On ne sait jamais…)
(…) Chicago Beau restera le roi. J'avais découvert ce bluesman à l'harmonica dans le disque d'Archie Shepp, "Blasé". Séjournant dans un hôtel minable à Paris, nous nous étions mis d'accord avec lui pour un concert à Annecy. Il venait avec un octet de rêve et à des conditions incroyablement basses. Bien qu'habitués à ces cachets de misère, nous aurions dû nous méfier. Il commença par nous demander des acomptes. Officiellement, pour les frais de transport, plus prosaïquement pour payer sa piaule, j'en suis sûr.
Il nous annonça leur arrivée pour la veille du concert. Comité d'accueil à la gare : tiens, il est seul. Mais sympathique. Présentations et explications : les autres arrivent demain en bus. No problem.
Il a oublié son harmonica. No problem. Je l'accompagne chez Ruscon, notre fidèle accordeur de piano et marchand d'instruments qui lui montre les magnifiques modèles qu'il a. Quand il choisit un tout petit truc basique et qu'il se met à le machouiller je commence à être inquiet. Il me rassure si bien que je ne peux pas refuser de le lui payer : il a oublié son pognon. Tiens, par la même occasion, si je pouvais lui donner une petite rallonge ça serait pas de refus… Les transports sont tellement chers !
De plus en plus inquiet, lorsqu'il me demande si nous avons un bon batteur et un bon guitariste basse, au cas où… Le lendemain, il se pointe catastrophé : les musiciens prévus ont eu un grave accident avec leur bus en rentrant d'Amsterdam. Tous à l'hosto, ils ne pourront pas être là. Nous vivons une tragédie. Mais les tragédies coûtent cher, si nous pouvions lui faire encore une petite avance pour les aider… À ce moment, je crois avoir perçu la combine. Le concert eut bien lieu avec le batteur et le bassiste du cru. Lui, lamentable. Même s'il s'est roulé par terre. À la sortie, en voyant nos gueules, il a compris que ça ne baignait plus dans l'huile. Il est venu avec nous à la bouffe habituelle post-partum mais nous ne lui avons plus adressé la parole. (…)

Et un homard à l'américaine, apporté d'avance pour Mlle de Réveillon qui ne prenait pas d'œufs, mêlait à l'agréable odeur des zinnias et des gueules-de-loups un parfum qui n'avait pas sa fin en lui-même, mais qu'allait complèter tout à l'heure une prise de possession plus matérielle.
Chers Amis, Chers Ennemis, Chers Connus, Chers Inconnus, Chers Blogueurs, Ô, vous, Passants et Trèpassants, Surfeurs et Pongistes, Levinassiens et Camusiens, Couillonnes et Couillons, Baronnes et Duchesses, Prolétaires de la Télé, Conductrices de bus, Hommes au foyer, Mères porteuses et Pères déportés, Laurensiens et Darrieussecquistes, Spartakistes et Saganistes, Bouddhistes et Sunnites, Templiers et Coltraniens, Barbares de tous les pays, Technophiles ethniques, Croates sur Mac, Ouzbèques sous Linux, mes anti-frères de réseau, je vous en conjure,"Catherine Clément" ah non... nom qui à lui seul m'évoque le vomito blanco féministo-psychanalisant, m'y plonge, m'y pend par les pieds, et l'autre, cet "Ali Badou", évident faux-nez derrière lequel se dissimule aussi mal et aussi perversement que possible cet autre figure soixante-dizante: "Alain Badiou" (né à Rabat, Afrique) qui en l'an deux mille sept proclame la Révolution Culturelle chinoise point d'aboutissement du progrès hunain. Tout ça vire au cauchemar mescalinien... Il n'y manque que les grandes coulures roses césaréennes inondant un prétoire envahi de cochons à tête de juge, que surveilleront, juchés sur les armoires, des vautours chauves, menaçants et quiets, aux corps de parapluies repliés, dans la sûre attente de l'orage inutile, de la disette sèche et du massacre minuté. Toute cette mort blanche, rose et noire, qui s'avance vers nous en coulure, ne répond plus à aucune définition, aucune injonction…