vendredi 24 septembre 2010

Chronos

Je m'adresse à lui, et je lui dis : arrête ton blog. Commence quelque chose.

Eldorado


Hier soir, vers sept heures, à A., j'ai vu sans doute une des plus belles voitures qui existent, la Cadillac Eldorado. Je l'ai suivie un moment (trop court), pour me rincer l'œil. Jamais vu une aussi longue voiture (rien que son coffre arrière est aussi long qu'une petite voiture moderne), avec des clignotants arrière d'au moins quarante centimètres, sublimes. Il s'agit d'une voiture fabriquée au début des années 1970, quand ces horribles caisses pour nains non-fumeurs de mauvais goût n'avaient pas encore été imaginées. Evidemment, il lui faut deux places pour pouvoir se garer, elle doit consommer vingt litres d'essence au cent kilomètres, a du mal à emprunter nos rond-points actuels, et doit peser deux tonnes. Elle était rouge bordeaux, impeccable, et j'ai énormément envié son propriétaire.

J'ai des goûts plutôt ordinaires, question voitures. J'aime les vieilles Rolls Royce, les vieilles Jaguars et même quelques voitures modernes de très grand luxe. En général j'aime plutôt les formes arrondies, "à l'ancienne", mais j'ai découvert avec cette voiture une sorte de classicisme absolu de la modernité, la parfaite épure des très beaux objets fabriqués dans ces années-là.

Comme disait Zemour à Aillagon : « Mais vous savez, ce n'est pas un crime de guerre, la nostalgie ! » Pas encore…

Les virgules des vierges


La ponctuation est un sport de combat, comme l'a bien compris Jacques Drillon.

Éthique de la toison pure


Les poils de tes aisselles répondant à ta chatte
Ouvrent en me souriant deux puits supplémentaires
Tu miaules en t'écartant lorsque je te colmate
Offrant à mon plaisir tes forêts spéculaires

Dehors c'est le blocus du bonheur asexué
Les filles à nombril défilent sans m'exciter
Elles roulent des fesses mais ne savent pas plaire
On ne croise dans les rues que putes velléitaires

Mon amie toisonnée tu bafoues le programme
Qui voulait que tu sois totalement nickelée
Afin que jamais plus on ne te veuille niquer
Même si tu criais que tu brûles dans les flammes

Dehors souffle en tornade l'époque qui commence
Le bruit que tu entends ce sont ses doléances
Les cris que tu perçois sont des cris de vengeance
L'humanité entière bout dans son innocence

Triple pilosité rayonnante et propice
Souveraines broderies que tu viens exhiber
Que j'embrasse sans fin avant de te courber
Pressé de dévoiler tes plus beaux orifices

Et dehors l'ennemi cuit dans ses sucreries
Il a tout effacé derrière ses vacheries
La ville est maintenant soigneusement contrôlée
Tout espoir s'est enfui de cet Espace Bébé

(…)

Je savais que je pouvais compter sur lui.

jeudi 23 septembre 2010

Rediffusion n° 10 (Culture)


Le meurtre du nerf.

Les travailleurs de l'amer


Elle se reconnaîtra, et Dieu me jalousera.

Jeudi 23 septembre


En avant pour les cultures de riz irriguées dans la province de Hu Nan !

mercredi 22 septembre 2010

Dijon Bourdier


Il bourjonne, le Dijon. Il est bourgeonnant, ronflant, tenace dans sa tenaille serrée aux mollets, son parapluie dans le derrière lui essore les poils des oreilles. Il parle de tout, on le sent maître de l'école qu'il a enfin réussi à avoir, après de longues années de patience à attendre son heure. Il philosophe, il doctissime, il radotissime sec, il postillonne comme un notaire arqué sur sa bicyclette à pistons. Ce petit kapo cravache dès qu'il sent que Papa l'y encourage, il y a du Charasse en lui, il peut tirer à bout portant sans avoir d'insomnies. Bien que se piquant de culture, il souffle dès qu'il parle un vent aride qui vous découragerait un Pygmée de perfectionner ses hoquets. Il donne des directions et des directives à l'In-nocence, et il faut bien lui reconnaître une certaine efficacité, comme en ont souvent ceux qui propulsent un mouvement, juste avant de l'assécher et de le décapiter par leur zèle même. Il faut dire qu'il arrive en une morne plaine où même le vent se reposait, ce qui toujours donne des ailes aux arrivistes un peu bornés. D'abord discret valet, puis central coach, puis colonel claquant, il finira dans une fosse commune pour mulets rhumatisants. C'est le pot parfait pour la moutarde à Papa, ce Dijon-là. On va dire.

Ce qui est embêtant avec ce genre de mecs, c'est qu'on est d'accord avec 93 % de ce qu'ils disent, racontent, proclament, assurent, pronostiquent, attendent, déclarent, désirent, escomptent, affichent, défendent, etc. 93 %, je vous assure, c'est énorme. Tenez, je suis certain que si je pouvais mesurer le taux d'accord avec la femme que j'aime, on arriverait péniblement à 39 %. Alors quoi ? Pourquoi, malgré ces 93 %, le bonhomme est-il si antipathique, si râpeux à l'œsophage, si métastasiquement bourdonnant au tympan central ? Pourquoi est-ce qu'il nous colmate le rectum avec des ciguës obèses, pour quelle raison se sent-on pris de nausées dès qu'on entend sa voix, dès qu'on devine sa parole en formation, pourquoi sa survenue dans une assemblée quelconque ressemble-t-elle pour nous à la concrétisation d'un totem hideux et fétide, pourquoi l'imagine-t-on dressé sur son matelas, en pleine nuit, le front moite et les mains molles, aux prises avec des soldats de plomb pris de dysenterie qui encerclent son lit avec des cris de hannetons bègues ? Aucune idée ! La seule chose qu'on peut dire est : c'est comme ça. Quand vous recevez un coup de marteau sur le pied, ça fait mal. On ne sait pas exactement pourquoi, mais ça fait foutrement mal quand-même. Dijon Bourdier, c'est un coup de marteau perpétuel sur les pieds, comme un marteau devenu dingo, qui ferait du répétitif à vos cors mal défendus. Une horreur. Un cauchemar. Une teigne entre deux tranches de pain rassis, un ubicuistre branché sur le Coran à jet continu, un pépère sévèrement turné vers l'hémorroïde spirituelle. La punition. AMHA.

Pour en finir avec la défense minimum des mots


Elles sont réclamées notamment avant la prière rituelle. Un écrivain remarque par exemple que "la technique, la publicité, les médias, sont en train de fabriquer une langue nouvelle". Ce qu'il y avait d'inqualifiable, jusqu'à moi, dans la poésie, c'était la poésie. Après celle de la guerre d'Algérie, une nouvelle génération d'anticolonialistes s'est levée. Les petites souillures (après ses besoins, après un contact superficiel avec une personne de l'autre sexe sans parenté proche, etc.) ne réclament que des ablutions mineures. D'après lui, ce ne serait plus, comme l'avait dit Voltaire, la canaille qui ferait le fond des dictionnaires, et la création verbale appartiendrait exclusivement aux décideurs de la sphère "technico-marchande". Celle-ci évacuée, on remarquera qu'il ne reste que de l'excellent. Courageuse jusqu'à la témérité, elle mène combat sur les plateaux de télévision et dans la presse politiquement correcte. Les grandes souillures (notamment sexuelles) supposent une ablution de tout le corps. Mais par quel irrésistible suggestion cette langue nouvelle s'impose-t-elle universellement, au lieu de connaître le sort qui a été jusque là celui de toutes les langues artificielles ? Rimes se situant très en-dessous du seuil de pauvreté, alexandrins utilitaires, strophes de circonstance aggravante, rythmes contraints à la plus sourcilleuse efficacité, refrains contagieusement drôles, cadences infernales, comptines mémorables, vers enfin, vers luisants du bonheur de ne plus avoir de troubadours sur le dos comme par le passé. Multipliant les appels ou les pétitions en faveur des "indigènes de la République", elle exige de la France, de la République et des Français qu'ils expient ce huitième péché capital traqué avec obstination dans les moindres replis de la conscience nationale : notre passé colonial et son héritage. En cas de manque d'eau on peut mimer l'ablution avec du sable propre. De son côté un linguiste, quant à lui assez désabusé sur sa discipline, note que les jeunes générations n'ont jamais été séparées des précédentes par un tel décalage. Il arrive même que les e muets reprennent la parole sans demander l'autorisation à quiconque. La discrimination sociale dont sont victimes les jeunes Français — et les immigrés — noirs et arabes de nos banlieues et de nos quartiers déshérités ? Comme les autres œuvres religieuses, les ablutions ne sont valables qu'à la condition d'être accompagnées d'intention. Leur culture est différente de la nôtre, leur langage a une tout autre forme, et par conséquent leur esprit aussi est autre. Et rien n'est alors plus délectable que de les voir ressurgir ainsi, éblouis, s'étirant dans la pleine lumière de la liberté après une si longue persécution syllabique. Héritage colonial ! C'est un élément-clé du du système conceptuel musulman.


mardi 21 septembre 2010

lundi 20 septembre 2010

La Classe de Bransle


Composition française ou la litanie onomastique.

L'arlecture


Je sais, vous allez encore me dire de quoi il se mêle celui-là, comme si on ne savait pas lire. Vous savez peut-être lire (encore que ça m'étonnerait) mais moi je ne sais pas. Je me rends compte d'une chose qui est que sans relire on ne lit pas. D'habitude je me dis, bon, voilà un livre de lu, passons au suivant, je le relirai dans quelque temps ; et je ne tiens jamais parole (il y a déjà tellement de livres que je n'ai pas lus, si en plus il faut que je relise ceux que j'ai déjà lus, enfin vous me suivez quoi). C'est difficile à admettre, mais c'est à soi qu'on ment le plus facilement. Donc, ayant admis une fois pour toutes que je ne relirai jamais les livres que j'ai lus, et dont j'ai tout oublié juste après les avoir refermés, j'ai eu une idée lumineuse. Pourquoi ne pas inclure la relecture dans la lecture ? De toute façon, je le fais déjà, car je ne mets jamais des marque-pages aux livres que je lis, et il m'arrive encore moins de corner les pages (sauf dans les romans policiers), ce qui fait que très souvent je relis un ou deux paragraphes que j'ai déjà lus, reprenant le livre. Je dois reconnaître que c'est assez agréable, car alors on se dit généralement : « Mais c'est pas possible, tu n'avais pas lu, ou bien tu avais la tête ailleurs, comment as-tu pu ne pas voir, comprendre, entendre ce que tu y découvres à l'instant ? » Il est impossible, je crois, de rester concentré à long terme sur une œuvre de l'esprit. Il faut la regarder à travers des persiennes, et déplacer les persiennes à chaque fois qu'on la regarde à nouveau, ou de nouveau.

J'ai repensé à ma lecture de la Recherche, où j'avais déjà procédé ainsi, mais très consciemment cette fois-ci : Une première lecture à voix haute, suivie d'une deuxième (mentale), plus rapide, pour le sens, et d'une troisième, pour être sûr. Sûr de quoi ? Aucune idée, mais Proust ça se mérite. Et j'y ajoutais parfois une quatrième, à nouveau à haute voix, parce que j'avais l'impression d'avoir mieux compris le rythme intérieur des phrases. Evidemment, je n'ai pas lu Proust en deux semaines.

dimanche 19 septembre 2010

Aillagon rime avec Calgon


Aillagon : « La culture c'est le métissage, pas la ségrégation »

Faut-il que ces gens-là aient un mépris abyssal de ceux à qui ils s'adressent pour proférer tranquillement ce genre de stupidités sans avoir peur de se faire rouer de coups en sortant des studios qui cultivent avec gourmandise ces écœurants chapelets de phrases creuses.

vendredi 17 septembre 2010

À propos de Houellebecq


Michel Houellebecq est sans doute le seul écrivain qui parvienne à faire ce que Philippe Muray a rêvé de faire : ôter les guillemets au réel. Michel Houellebecq nous donne l'époque dans son jus, comme disent les agents immobiliers, qui sont avec les avocats et les artistes les tartuffes les plus retors du temps, en même temps que les plus pitoyables, il nous présente les choses dans leur sauce langagière ordinaire, ce qui a pour effet paradoxal d'arrêter la musique qui emballe habituellement la viande des situations. On le sait, quand la musique s'arrête commence l'angoisse, cette angoisse qui prend les humains devant les chairs en instance de pourrissement.

dimanche 12 septembre 2010

Dépêchons-nous. Le vide aspire…


Et le monde changeait, envahi par cette infinité vertigineuse d'idéologies qui nous placent aujourd'hui dans la zone du désastre. Ne refusons plus la réalité, affrontons-la sous peine de nous retrouver prisonniers des univers parallèles. Je dis, un seul homme est capable d'assumer notre révolution, le général António Spinola. Dépêchons-nous. Le vide aspire…

samedi 11 septembre 2010

samedi 4 septembre 2010

Chez Georges on aime les paysans savoyards

Tribune libre de Paysan Savoyard

La France (et l’Europe) sont en train d’être envahies par des populations d’origine étrangère, maghrébines et africaines en particulier. Si l’immigration, légale et clandestine, n’est pas interrompue d’urgence et si une partie des immigrés déjà présents ne sont pas reconduits, nous allons devenir, nous les Français de souche européenne, minoritaires dans notre propre pays et notre civilisation, la civilisation européenne, va disparaître.

En l’absence de données officielles, on peut estimer le nombre des personnes originaires de l’immigration non européenne qui sont installées en métropole a au moins 12 millions. Ce nombre augmente chaque année d’environ 400 000 (le nombre des entrées légales s’élève à 160 000, chiffre officiel, celui des entrées clandestines peut être évalué à au moins 30 000, celui des naissances issues de l’immigration à 250 000 et à 60 000 celui des départs et décès, qui viennent en déduction). A ce rythme, la population de souche européenne sera minoritaire d’ici la fin du siècle (probablement dès 2050 chez les moins de 50 ans).

Cette immigration de peuplement massive constitue un bouleversement d’ampleur historique. Contrairement à ce qu’affirment les immigrationnistes, la France en effet n’a pas toujours été, tant s’en faut, un pays d’immigration. Le phénomène migratoire ne date que du milieu du 19e siècle. Jusque-là – et pendant mille ans – la France n’avait connu ni invasion réussie ni immigration et sa population était restée homogène. Ce dernier élément est déterminant : jusqu’aux années 1960, l’immigration reste européenne ; elle n’est extra européenne que depuis seulement… 50 ans.

Si rien n’est fait, l’ampleur des flux migratoires va faire disparaître notre civilisation. Nos règles de vie en société seront bouleversées (c’est ainsi que la discrimination positive, par exemple, vient d’ores et déjà contrevenir au principe d’égalité). Confrontés à l’afflux de populations qui manifestent d’importants besoins sociaux et contribuent peu à leur financement, nos services publics et nos systèmes sociaux, déjà fragilisés, seront mis en faillite. Les villes et leurs périphéries iront en se tiers-mondisant (ainsi que l’illustre déjà la multiplication des campements illégaux de nomades). L’invasion migratoire va se traduire également par une augmentation continue de la délinquance, de la violence, des incivilités. En butte à l’état d’esprit et au comportement agressif et hostile d’une partie croissante de la population immigrée (dont témoignent par exemple les clips et les textes de Rap), les Français de souche européenne devront de façon toujours plus fréquente éviter certains lieux, certains trajets, certains horaires, et, sur le qui-vive, passer leur chemin en baissant les yeux.

Il se trouve que l’immigration est acceptée, justifiée, encouragée et organisée par la classe dirigeante française (et européenne). Tous les gouvernements de la cinquième république ont voulu et mis en oeuvre cette immigration non européenne massive. A l’exception du parti « national », tous les partis politiques, de gauche, de droite, du centre, de l’extrême-gauche et de l’écologie, sont favorables à la poursuite de l’immigration légale (ou la considèrent du moins comme inévitable). C’est ainsi qu’en 2007 encore, M. Sarkozy mettait à son programme une reprise de l’immigration de travail, souhaitant que cette immigration « choisie » vienne occuper une place plus importante que l’immigration (familiale) « subie ». De fait le nombre des entrées légales d’immigrés non européens est encore plus élevé depuis que M. Sarkozy est ministre et président (ce nombre qui, selon l’Institut national d’études démographiques, était de 94 000 par an en moyenne de 1994 à 2001 est passé depuis 2002 à 162 000 par an en moyenne).

Une controverse animée entre la gauche et la droite sur la question de l’immigration est certes alimentée de façon permanente : mais il ne s’agit que d’un simulacre. Le débat en effet ne porte jamais que sur des questions marginales (la burka, les tests ADN, les minarets, la reconduite médiatisée de quelques clandestins…). Sa virulence même est destinée à dissimuler le fait que la classe dirigeante, toutes tendances confondues, a bien l’intention de poursuivre la même politique migratoire. L’autre objectif de ce pseudo débat en forme de jeu-de-rôles est d’aboutir à ce que la question centrale – faut-il ou non interrompre l’immigration et reconduire une partie des immigrés ? – ne soit jamais discutée ni même posée.

Jusqu’à présent, la majorité de l’électorat apporte ses suffrages à ces partis immigrationnistes. Les motivations des partisans de l’immigration sont doubles. Les actionnaires et dirigeants des entreprises voient dans l’immigration un moyen de comprimer les salaires et d’exercer une pression à la baisse sur les conditions d’emploi et de travail. Les autres électeurs favorables à l’immigration et à la cause des immigrés sont mus par des considérations idéologiques : choix de l’universalisme ; mauvaise conscience larvée à l’égard des « pauvres » ; préférence maladive pour « l’Autre » ; haine de la société occidentale (il est à noter cependant que la plupart des Français favorables à l’immigration et à la cause des immigrés, semblant ne pas craindre d’être accusés d’hypocrisie, s’arrangent le plus souvent pour habiter et scolariser leurs enfants là où ces immigrés restent rares).

Relevons au passage que la classe dirigeante et les universalistes sont également favorables – pour les mêmes motifs : intérêt des employeurs et idéologie universaliste – à la mondialisation économique (libérale pour les uns, altermondialiste pour les autres). La décision de réduire fortement les barrières douanières et de libérer les mouvements de capitaux s’est traduite, comme on le sait, par la destruction et la délocalisation d’une grande partie des emplois industriels : des régions françaises entières sont ainsi depuis plus de deux décennies confrontées au chômage de masse. Là encore, seul le parti « national » se déclare opposé à la mondialisation et favorable à un protectionnisme européen.

En menant à marche forcée une politique d’immigration massive, qui s’apparente à un processus sans précédent historique de « remplacement de population », la classe dirigeante française (et européenne) se place en quelque sorte en situation de haute trahison. Elle ne s’en tient pas là. Les immigrationnistes, multiculturalistes et autres métissophiles sont en train d’installer un régime de nature totalitaire : les données chiffrées concernant l’immigration sont dissimulées à l’opinion ou manipulées ; l’ensemble des moyens de communication sont mobilisés pour alimenter une propagande de tous les instants ; une novlangue immigrationniste a été inventée afin de travestir la réalité (« les jeunes » ; « les quartiers populaires » ; « le vivre ensemble »…) ; la Halde et différents autres organismes constituent les embryons d’une forme de police politique chaque jour plus entreprenante ; les dissidents sont écartés des médias, insultés, pénalement poursuivis et menacés d’interdiction.

L’arrêt de l’immigration suppose la mise en oeuvre des principales mesures suivantes : modification de la loi et de la constitution pour mettre fin aux migrations familiales ; modification de la loi pour réserver l’attribution de la nationalité française aux descendants de Français (« droit du sang ») ; arrêt de la délivrance de visas dans les pays d’émigration ; reconduite des clandestins ; déchéance de la nationalité et reconduite des délinquants d’origine étrangère. Soulignons que ces mesures peuvent tout à fait être prises dans le respect des droits fondamentaux de la personne humaine, même si elles supposent le maintien de l’ordre et si nécessaire l’usage de la force publique (l’un et l’autre légitimes dès lors qu’une telle politique résulterait de la volonté exprimée par la majorité des Français).

L’immigration est une mauvaise chose en soi. Elle ne sert pas le développement des pays « pauvres », auxquels il appartient, en comptant avant tout sur leurs forces propres, de trouver les voies d’une évolution conforme à leurs valeurs et à leurs cultures. Elle déstabilise les pays d’accueil et revient de facto à exproprier les populations légitimes et à les spolier de leur legs. La France et l’Europe appartiennent à ceux dont les ancêtres en ont travaillé la terre, l’ont défendue, y sont morts. L’oublier revient à trahir les voeux de ceux à qui nous devons d’être ce que nous sommes, à défaire les liens charnels nés du temps, à rompre les chaînes sacrées des générations et des héritages. Ce point nous paraît fondamental : seules les sociétés ethniquement et culturellement homogènes peuvent espérer connaître une paix civile durable. Les sociétés hétérogènes, multiculturelles et métissées, au contraire, sont vouées tôt ou tard à la haine, aux conflits civils et aux tentatives d’élimination des communautés les plus faibles.

Tandis que partout dans le monde, les nationalismes se renforcent, les appartenances s’affirment, les identités s’exacerbent, les Européens sont les seuls à faire le choix de l’universalisme. Il s’agit là, nous semble-t-il, d’une erreur historique qui, si elle n’est pas d’urgence corrigée, nous conduira à être marginalisés en tant que peuple et à disparaître en tant que civilisation. Si nous voulons pouvoir conjurer cette issue, le temps désormais nous est, de toute évidence, chichement compté.

Note de Paysan Savoyard : Le présent texte se veut un essai de synthèse de différentes tribunes parues précédemment, dans lesquelles on trouvera notamment les sources des données chiffrées cités ici.

vendredi 3 septembre 2010

L'Aïeul



Georges a la danse dans le sang. Toutes vous le diront.


La nature a donné les cornes au taureau, les sabots au cheval, au lion les dents d'une large gueule, au lièvre de courir vite, aux poissons de nager, aux oiseaux de voler ; elle a donné le courage aux hommes. Rien ne restait aux femmes. Que leur a-t-elle donné ? La beauté, pour lances et boucliers. Le feu et le fer cèdent à la femme, si elle est belle.
(Anacréon, Odes)


Rediffusion n° 7 (marronniers)


Bientôt l'automne, n'ayons pas peur de rabâcher.

jeudi 2 septembre 2010

Attractif et son passif


Encore un adjectif de merde. Le Quick halal de la rue des Chiens dociles est-il attractif ? Le prix de l'iPod touchpasmamotte est-il attractif ? La meuf qui passe dans la rue en me zieutant est-elle attractive ? Les billets SNCF pour La Mecque-sur-Marne sont-ils attractifs ? Cette salle de prière est-elle attractive ? Cette paire de seins est-elle attractive ? Attractifs mon cul ! Attirant, intéressant, avantageux, attrayant, appétissant, séduisant, engageant, fascinant, avenant, affriolant, c'est pour les chiens ? Tout ça me donne envie d'envahir l'aggloméré…

Encore une histoire de blonde


La blonde mademoiselle D., a eu le malheur de se trouver à l'arrêt de tram souterrain Clemenceau, à Marcq-en-Baroeul, le 14 octobre 2009 : elle y a croisé Sabrina B. et sa copine - la black. () l'autre agresseur étant mineure. Elle ne s'est pas déplacée à l'audience.

Les blagues au sujet des "blondes" font fureur depuis une quinzaine d'années. Il est évidemment exclu de voir dans ce phénomène autre chose qu'une coïncidence fâcheuse avec ce qu'il faut bien appeler la haine du Blanc. Nous sommes entourés de fâcheuses coïncidences, qui ne manquent pas de nous rappeler les HLPSDNH, que seuls remarquent les stigmatisants compulsifs ci-devants dominants que nous sommes.

Parfois un titre suffit à tout dire

Carcassonne : après Orly, Jihad aveugle encore les pilotes d’avions avec un laser

mercredi 1 septembre 2010

(Se) Tenir


() Au chapitre des habitudes, ou plutôt des attitudes, j’ai conservé celle de vouvoyer aussi les enfants qui ne me sont pas familiers, et d’appeler Monsieur ou Mademoiselle les jeunes gens que je rencontre pour la première fois. La surprise passée, ils me considèrent avec beaucoup plus de sympathie, et j’ai même l’impression qu’ils m’en sont reconnaissants. Nous tenons des conversations de bien meilleure venue, et les voilà qui se mettent à surveiller leur langage, c’est-à-dire à s’exprimer correctement en français, comme si d’avoir été traités avec déférence leur donnait des obligations nouvelles et salutaires. Les négations et les liaisons réapparaissent miraculeusement dans la phrase (je n’ai pas, au lieu de j’ai pas, c’est-t-un au lieu de c’est-h-un, etc.), la prononciation se redresse (je suis pour chuis, je ne sais pas pour chais pas, etc.), le goût de l’élégance verbale ressuscite. Faites vous-même l’essai, vous verrez. La dignité du langage et la dignité de la personne se confondent le plus souvent. Voilà pourquoi l’on parle si mal en ce moment…
Dans un tout autre domaine, j’assistais récemment aux obsèques d’un ami cher, Christian, de son prénom, mais il avait aussi un nom, fort joli nom d’ailleurs. Eh bien, le prêtre, qui ne l’avait jamais vu vivant, qui ne l’avait même jamais vu du tout, le traitait à tu et à toi, selon les piètres dispositions du nouvel office des morts : « Christian, toi qui.. Christian, toi que… Christian, Dieu te… et ta famille… » Exactement comme pour les enfants sans défense ! En vertu de quoi, au nom de quoi, la familiarité doit-elle répandre ses flots visqueux jusque sur les cercueils ? Bossuet tutoyait-il les princes en prononçant leurs oraisons funèbres ? Or chaque défunt est un roi, enfin couronné, et sacré à jamais. Quant au nom patronymique de Christian, celui sans lequel le prénom de baptême n’est rien, il ne fut pas une seule fois prononcé ! Et pourquoi pas la fosse commune obligatoire, dans la même foulée…

()

Un petit texte magnifique de Jean Raspail. (Merci, Roland)